119 : 静けさと警戒

 

 

SERIES ≫  無限定に相対する写像 / 射影配景における切断の意味 ” 華麗な罠 ” ( 2020 )

 

 

 

Knight, Death and the Devil, 1513. engraving, Albrecht Dürer,
National Gallery of Art, Washington, D.C.
Deutsch : Ritter, Tod und Teufel(Der Reuther)/ Română : Cavalerul, Moartea şi Diavolul

 

 

 

ARTWORK : 119 「 静けさと警戒 」

 

 

A Albert Dure

 

Dans les vieilles forêts où la sève à grands flots
Court du fût noir de l’aulne au tronc blanc des bouleaux,
Bien des fois, n’est-ce pas ? à travers la clairière,
Pâle, effaré, n’osant regarder en arrière,
Tu t’es hâté, tremblant et d’un pas convulsif,
Ô mon maître Albert Dure, ô vieux peintre pensif !

On devine, devant tes tableaux qu’on vénère,
Que dans les noirs taillis ton œil visionnaire
Voyait distinctement, par l’ombre recouverts,
Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts,
Pan, qui revêt de fleurs l’antre où tu te recueilles,
Et l’antique dryade aux mains pleines de feuilles.

Une forêt pour toi, c’est un monde hideux.
Le songe et le réel s’y mêlent tous les deux.
Là se penchent rêveurs les vieux pins, les grands ormes
Dont les rameaux tordus font cent coudes difformes,
Et dans ce groupe sombre agité par le vent,
Rien n’est tout à fait mort ni tout à fait vivant.
Le cresson boit ; l’eau court ; les frênes sur les pentes,
Sous la broussaille horrible et les ronces grimpantes,
Contractent lentement leurs pieds noueux et noirs ;
Les fleurs au cou de cygne ont les lacs pour miroirs ;
Et sur vous qui passez et l’avez réveillée,
Mainte chimère étrange à la gorge écaillée,
D’un arbre entre ses doigts serrant les larges nœuds,
Du fond d’un antre obscur fixe un œil lumineux.
Ô végétation ! esprit ! matière ! force !
Couverte de peau rude ou de vivante écorce !

Aux bois, ainsi que toi, je n’ai jamais erré,
Maître, sans qu’en mon cœur l’horreur ait pénétré,
Sans voir tressaillir l’herbe, et, par le vent bercées,
Pendre à tous les rameaux de confuses pensées.
Dieu seul, ce grand témoin des faits mystérieux,
Dieu seul le sait, souvent, en de sauvages lieux,
J’ai senti, moi qu’échauffe une secrète flamme,
Comme moi palpiter et vivre avec une âme,
Et rire, et se parler dans l’ombre à demi-voix,
Les chênes monstrueux qui remplissent les bois.

 

A Albert Dure, 1837. Vicomte Victor Marie Hugo, ”Les Voix intérieures”, 1837.

 

 

アルブレヒト・デューラー

 

歳ふりた森の奥 樹液が大きく波を打って
榛の木の黒い梢から 樺の白い幹まで 流れる辺り
幾度となく そう 木々の間を縫い
蒼ざめて 怯えて 後ろを振り向くこともできず
君は 急いだことがあるのだ 震えながら足をひきつらせて
おお わが巨匠アルブレヒト・デューラー おお 物思う老画家よ

わかるとも 君の見事な絵の前に立ってみれば
暗い樹林の中の 君の透徹した眼は
はっきりと見て取っていた筈だ 影に覆われてはいるが
指に水掻きのあるフォーヌ 緑の目をする森の精
君が思いに耽る洞窟を 花々で飾るパーン
手の平に 葉むらを茂らせた 古代の樹の精などを

一つの森が 君にとっては ぞっとするばかりの世界
夢と現実とが そこでは二つながら混じり合い
老いた松は 夢みながら 身をかさひげ 巨大な楡は
枝を捩らせて 無数の醜い肘を突き出し
風に揺れるその暗い一群の中には
死んでいるとか 生きているとか そう言い切れるものが一つもない
水を飲むクレソン 走る水 斜面に生えるトネリコは
そそけ立つ薮や這い回る茨の下で
節くれたった黒い足を のろのろと縮めている
白鳥の首をもつ花々は 湖面に身を映し
通り過ぎる人があって 眠りを醒せば
喉に鱗をもつ異様な怪獣が数多
指の間に 樹木の太い節を締めつけながら
暗い洞窟の奥から ぎらぎらとした眼を注ぎかける
おお 植物が 精霊が 物質が 力が
硬い皮膚だの 生きた樹皮だの その下に蠢いている

森を 君と同じく 私もまた彷徨うたびに
巨匠よ 君よ 心に畏怖の忍び込まなかったためしはなく
草が慄き また 風に揺られ
漠たる思いが どの枝からも垂れるのを見なかったことはない
ただ神だけが 神秘な出来事の あの偉大な証人だけが
ただ神だけが ご存じだが しばしば 人跡まれな場所で
私も 感じた覚えがある 人知れぬ炎に焼かれるままに
私と同じに 胸ときめかせ 私と同じに 魂をもって生き
笑ったり 暗がりの中で ひそひそと語り合ったりする
森いっぱいに生い茂る怪物のような樫の樹どもの有り様を

 

 

 

 

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