086 : 魂は無言のまま

 

 

SERIES ≫  無限定に相対する写像 / 射影配景における切断の意味 ” 華麗な罠 ” ( 2018 )

 

 

ARTWORK_086_1

 

CLICK UP ! 「 Donde hay ganas hay mana( Modo de Volar )」
; Where There’s a Will There’s a Way( A way of Flying )
Francisco José de Goya y Lucientes  ( circa 1815 – 1824 )
Medium : Etching, aquatint and drypoint
Current location : Museum Boijmans Van Beuningen
From Wikimedia Commons, the free media repository.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Francisco José de Goya y Lucientes Where There’s a Will There’s a Way( A way of Flying ) 

 

 

 

 

ARTWORK : 086 「 魂は無言のまま( 夢づたい )」

 

 

美的好奇心( 審美的な好奇心 )

 

…… 私はただ ゴヤが滑稽の分野にもたらしたきわめて稀な要素について数語をつけ加えておきたい
つまり 幻想性について 語りたいのだ ……

…… ゴヤの偉大な長所は 真実らしい怪奇性を創造しているところにある
彼の怪物たちは 調和をもって生きてゆけるよう生まれついている
これらすべての捻じれ 獣のような顔つき 悪魔のような渋面には 人間らしさが滲み込んでいる
博物学的特別な観点から見たとしても 咎めることは難しいほど
彼らの身体のすべての部分に類似( アナロジー )や調和が見られる
一言で言うならば 現実と幻想的なものとの間の縫合線 接合点が把握不可能なのである
それは もっとも鋭敏な分析者ですらも 追跡し得ないような漠とした境界線であり
それほどに 彼の芸術は 超越的であると同時に自然なのである ……

 

 

Curiosités esthétiques

 

En Espagne, un homme singulier a ouvert dans le comique de nouveaux horizons.
A propos de Goya, je dois d’abord renvoyer mes lecteurs à l’excellent article que Théophile Gautier a écrit sur lui dans le Cabinet de l’Amateur, et qui fut depuis reproduit dans un volume de mélanges. Théophile Gautier est parfaitement doué pour comprendre de semblables natures. D’ailleurs, relativement aux procédés de Goya, — aquatinte et eau-forte mêlées, avec retouches à la pointe sèche, — l’article en question contient tout ce qu’il faut. Je veux seulement ajouter quelques mots sur l’élément très-rare que Goya a introduit dans le comique : je veux parler du fantastique. Goya n’est précisément rien de spécial, de particulier, ni comique absolu, ni comique purement significatif, à la manière française. Sans doute il plonge souvent dans le comique féroce et s’élève jusqu’au comique absolu ; mais l’aspect général sous lequel il voit les choses est surtout fantastique, ou plutôt le regard qu’il jette sur les choses est un traducteur naturellement fantastique. Los Caprichos sont une œuvre merveilleuse, non seulement par l’originalité des conceptions, mais encore par l’exécution. J’imagine devant les Caprices un homme, un curieux, un amateur, n’ayant aucune notion des faits historiques auxquels plusieurs de ces planches font allusion, un simple esprit d’artiste qui ne sache ce que c’est ni que Godoï, ni le roi Charles, ni la reine ; il éprouvera toutefois au fond de son cerveau une commotion vive, à cause de la manière originale, de la plénitude et de la certitude des moyens de l’artiste, et aussi de cette atmosphère fantastique qui baigne tous ses sujets. Du reste, il y a dans les œuvres issues des profondes individualités quelque chose qui ressemble à ces rêves périodiques ou chroniques qui assiègent régulièrement notre sommeil. C’est là ce qui marque le véritable artiste, toujours durable et vivace même dans ces œuvres fugitives, pour ainsi dire suspendues aux événements, qu’on appelle caricatures ; c’est là, dis-je, ce qui distingue les caricaturistes historiques d’avec les caricaturistes artistiques, le comique fugitif d’avec le comique éternel.
Goya est toujours un grand artiste, souvent effrayant. Il unit à la gaieté, à la jovialité, à la satire espagnole du bon temps de Cervantès, un esprit beaucoup plus moderne, ou du moins qui a été beaucoup plus cherché dans les temps modernes, l’amour de l’insaisissable, le sentiment des contrastes violents, des épouvantements de la nature et des physionomies humaines étrangement animalisées par les circonstances. C’est chose curieuse à remarquer que cet esprit qui vient après le grand mouvement satirique et démolisseur du dix-huitième siècle, et auquel Voltaire aurait su gré, pour l’idée seulement (car le pauvre grand homme ne s’y connaissait guère quant au reste), de toutes ces caricatures monacales, — moines bâillants, moines goinfrants, têtes carrées d’assassins se préparant à matines, têtes rusées, hypocrites, fines et méchantes comme des profils d’oiseaux de proie ; — il est curieux, dis-je, que ce haïsseur de moines ait tant rêvé sorcières, sabbat, diableries, enfants qu’on fait cuire à la broche, que sais-je ? toutes les débauches du rêve, toutes les hyperboles de l’hallucination, et puis toutes ces blanches et sveltes Espagnoles que de vieilles sempiternelles lavent et préparent soit pour le sabbat, soit pour la prostitution du soir, sabbat de la civilisation ! La lumière et les ténèbres se jouent à travers toutes ces grotesques horreurs. Quelle singulière jovialité ! Je me rappelle surtout deux planches extraordinaires : — l’une représente un paysage fantastique, un mélange de nuées et de rochers. Est-ce un coin de Sierra inconnue et infréquentée ? un échantillon du chaos ? Là, au sein de ce théâtre abominable, a lieu une bataille acharnée entre deux sorcières suspendues au milieu des airs. L’une est à cheval sur l’autre ; elle la rosse, elle la dompte. Ces deux monstres roulent à travers l’air ténébreux. Toute la hideur, toutes les saletés morales, tous les vices que l’esprit humain peut concevoir sont écrits sur ces deux faces, qui, suivant une habitude fréquente et un procédé inexplicable de l’artiste, tiennent le milieu entre l’homme et la bête.
L’autre planche représente un être, un malheureux, une monade solitaire et désespérée, qui veut à toute force sortir de son tombeau. Des démons malfaisants, une myriade de vilains gnomes lilliputiens pèsent de tous leurs efforts réunis sur le couvercle de la tombe entre-bâillée. Ces gardiens vigilants de la mort se sont coalisés contre l’âme récalcitrante qui se consume dans une lutte impossible. Ce cauchemar s’agite dans l’horreur du vague et de l’indéfini.
A la fin de sa carrière, les yeux de Goya étaient affaiblis au point qu’il fallait, dit-on, lui tailler ses crayons. Pourtant il a, même à cette époque, fait de grandes lithographies très-importantes, entre autres des courses de taureaux pleines de foule et de fourmillement, planches admirables, vastes tableaux en miniature, — preuves nouvelles à l’appui de cette loi singulière qui préside à la destinée des grands artistes, et qui veut que, la vie se gouvernant à l’inverse de l’intelligence, ils gagnent d’un côté ce qu’ils perdent de l’autre, et qu’ils aillent ainsi, suivant une jeunesse progressive, se renforçant, se ragaillardissant, et croissant en audace jusqu’au bord de la tombe.
Au premier plan d’une de ces images, où règnent un tumulte et un tohu-bohu admirables, un taureau furieux, un de ces rancuniers qui s’acharnent sur les morts, a déculotté la partie postérieure d’un des combattants. Celui-ci, qui n’est que blessé, se traîne lourdement sur les genoux. La formidable bête a soulevé avec ses cornes la chemise lacérée et mis à l’air les deux fesses du malheureux, et elle abaisse de nouveau son mufle menaçant ; mais cette indécence dans le carnage n’émeut guère l’assemblée.
Le grand mérite de Goya consiste à créer le monstrueux vraisemblable. Ses monstres sont nés viables, harmoniques. Nul n’a osé plus que lui dans le sens de l’absurde possible. Toutes ces contorsions, ces faces bestiales, ces grimaces diaboliques sont pénétrées d’humanité. Même au point de vue particulier de l’histoire naturelle, il serait difficile de les condamner, tant il y a analogie et harmonie dans toutes les parties de leur être ; en un mot, la ligne de suture, le point de jonction entre le réel et le fantastique est impossible à saisir ; c’est une frontière vague que l’analyste le plus subtil ne saurait pas tracer, tant l’art est à la fois transcendant et naturel.

 

 

Charles-Pierre Baudelaire
Curiosités esthétiques 1868.djvu/437
VIII QUELQUES  CARICATURISTES ÉTRANGERS Ⅱ

 

 

 

 

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CLICK UP ! 「 The Eagle Hunter 」
Francisco José de Goya y Lucientes ( circa 1812-1820 )
ink
Current location : Getty Museum
Drawn with the point of the brush and brown wash;
numbered at the top with the point of the brush : 84 and in pen and brown ink 38 ; bears pencil inscription at the bottom : Dénicheur d’aigles 200 by 140 mm

 

 

 

 

飛翔 / 悪の華

 

沼を越え 谷を超え
山々 森 雲 海を越えて
太陽を横切り 天空を横切り
はたまた 星の彼方をも横切り

我が心よ 汝は 生き生きと動き回る
勝ち誇った波乗りのように
えもいわれぬ喜びを以て
無限の深淵を はぐくむ汝よ

この世の汚濁から逃れ去り
清浄の大気に身を清めよ
ネクタルのごとき清らかな火を飲め
かの天空を満たす聖なる酒を

我らを 霧のように包み込む
倦怠 大いなる嘆きを後に
さわやかな飛翔の羽を はばたかせ
光明に向かって 飛び立つものは 幸いなり

思いは ひばりの如く軽やかに
夜明けの空を飛び回るものは幸いなり
人生を超越しつつ 飛び回り
物言わぬ花々の言葉を 解するものは 幸いなり

 

 

Élévation – Les Fleurs du Mal

 

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
— Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!

 

 

Charles-Pierre Baudelaire, Élévation – Les Fleurs du Mal.

 

 

 

 

ARTWORK_086_4

 

CLICK UP ! 「 Capricho nº 37: ¿Si sabra más el discípulo? de Goya, serie Los Caprichos 」
Francisco Jose de Goya y Lucientes ( 1799 )
From Wikimedia Commons, the free media repository.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Francisco Jose de Goya y Lucientes Si sabra más el discípulo? 

 

 

 

 

貧乏人の玩具 / パリの憂愁

 

無邪気な気晴らしをひとつ 諸君に教えてあげよう
この世には 罪のない遊びが 少なすぎるから

朝 道路をぶらつこうとして 出かける際には
安物のおもちゃを ポケットに入れて行きたまえ
例えば 糸で操る平べったいプルチネルラ人形
カナトコをたたく鍛冶屋でもいいし
尻尾がホイッスルになっている馬にまたがった騎士でもいい
そして 居酒屋の前で あるいは木陰の中で
偶然出会った貧しい子供に それをくれてやりたまえ
子供の目は きっと 途方もなく大きく見開くだろう
でも すぐには それを受け取ろうとはしない
降って湧いた幸運が 信じられないのだ
でも やがて 勢いよくおもちゃをひったくり 逃げていくだろう
ちょうど 餌を投げ与えられた猫が 人間を警戒する余り
遠く離れたところに運んでいってから食うように

日の光に照らされた 美しい城の白壁が 見え隠れする大庭園
その鉄柵の向こう側に こざっぱりした少年が
洒落た散歩着を着て 小道に立っていた

贅沢で しかも無頓着 金持ちにはよくみられるこの光景は
少年を とても可愛く見せていた
まるで 中流や貧困家庭の子とは 違った素材で できているかのように

少年の傍らには すばらしい人形が草の上に転がっていた
ニスで塗られて黄金色に輝き
紫色の衣装を着て 羽飾りやガラス細工に包まれて
だが 少年は そのお気に入りの人形には目もくれようとはしなかった
彼が見つめていたのは別のものだったのだ

柵のこちら側の路上には アザミやイラクサの花に囲まれて
薄汚く ひ弱で 煤けた顔の少年がいた
だが この少年から 忌まわしい悲惨の錆を取り除いたならば
あたかも 目利きの鑑定家が 分厚い上塗りの下に理想の名画を見抜くように
公平な目は そこに美を見出したに違いない

大通りと城 この二つの世界を隔てる象徴的な柵を介して
貧乏人の子供が金持ちの子供に 自分のおもちゃを見せた
すると 金持ちの子供は まるで 始めてみる珍しいものをいじるように
そのおもちゃを 勢い欲くこねくりまわした
おお そのおもちゃは 子供になぶられ かごの中で暴れまわった
それはなんと 生きたネズミだったのだ
子供の両親が おそらく金銭的な理由から
自分で生きたおもちゃを捕らえて 与えたのだろう

すると 二人の子供たちは ともに白い歯を見せながら
互いに仲良く笑いあったのだった

 

 

 

 

ARTWORK_086_4_1

 

CLICK UP ! 「 Dibujo preparatorio del capricho nª 37. 」
Francisco Jose de Goya y Lucientes ( between 1797 and 1799 )
drawing
From Wikimedia Commons, the free media repository.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Francisco Jose de Goya y Lucientes Dibujo preparatorio Capricho 37.

 

 

 

 

Le joujou du pauvre – Le Spleen de Paris

 

Je veux donner l’idée d’un divertissement innocent. Il y a si peu d’amusements qui ne soient pas coupables!

Quand vous sortirez le matin avec l’intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, – telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l’enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, – et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s’agrandir démesurément. D’abord ils n’oseront pas prendre; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s’enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l’homme.

Sur une route, derrière la grille d’un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d’un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie.

Le luxe, l’insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu’on les croirait faits d’une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.

A côté de lui, gisait sur l’herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d’une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l’enfant ne s’occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu’il regardait:

De l’autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un oeil impartial découvrirait la beauté, si, comme l’oeil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.

A travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l’enfant pauvre montrait à l’enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c’était un rat vivant! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.

Et les deux enfants se riaient l’un à l’autre fraternellement, avec des dents d’une égale blancheur.

 

 

Charles-Pierre Baudelaire, Le joujou du pauvre – Le Spleen de Paris.

 

 

 

 

ARTWORK_086_5_001

 

CLICK UP ! 「 Asta su Abuelo 」
Francisco Jose de Goya y Lucientes ( 1797-1799 )
Medium : etching and aquatint
Current location : Museo del Prado
rom Wikimedia Commons, the free media repository.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Museo del Prado Goya

 

 

 

 

おどけ者 / パリの憂鬱

 

新年のお祭騒ぎだ
泥と雪の混沌の中を 夥しい馬車が行き交い
玩具と菓子が きらきらと輝き 欲望と絶望がめくるめく
大都会のお祭騒ぎは、孤独な連中の脳味噌さえ 浮かれさせるのだ
この馬鹿騒ぎの擾乱のさなかを 一頭のロバが
粗野な男に鞭をくれられながら パカパカと走っていく

そのロバが 路地の角を曲がったと思うや 一人の紳士然とした男が
手袋をはめ エナメルの靴をはき 新しいスーツに身を包み
ロバの前に立ちはだかって うやうやしく挨拶した
そして 帽子を脱いで こういうのだった あけましておめでとう
男は 慢心の笑みを浮かべて 友人らしきものの方へと向き直ったが
それは 自分の機転に賛辞を贈ってもらいたいかのように見えた

ロバは このおどけ者には目もくれず
自分の義務を果たすために そのまま走り去ったのだった

一方この私は 突然いいようのない怒りにとらわれた
このどうしようもない馬鹿者が
あのフランス精神なるものを一身に体現しているように思えたからだ

 

 

Un plaisant – Le Spleen de Paris

 

C’était l’explosion du nouvel an: chaos de boue et de neige, traversé de mille carrosses, étincelant de joujoux et de bonbons, grouillant de cupidités et de désespoirs, délire officiel d’une grande ville fait pour troubler le cerveau du solitaire le plus fort.

Au milieu de ce tohu-bohu et de ce vacarme, un âne trottait vivement, harcelé par un malotru armé d’un fouet.

Comme l’âne allait tourner l’angle d’un trottoir, un beau monsieur ganté, verni, cruellement cravaté et emprisonné dans des habits tout neufs, s’inclina cérémonieusement devant l’humble bête, et lui dit, en ôtant son chapeau: “Je vous la souhaite bonne et heureuse!” puis se retourna vers je ne sais quels camarades avec un air de fatuité, comme pour les prier d’ajouter leur approbation à son contentement.

L’âne ne vit pas ce beau plaisant, et continua de courir avec zèle où l’appelait son devoir.

Pour moi, je fus pris subitement d’une incommensurable rage contre ce magnifique imbécile, qui me parut concentrer en lui tout l’esprit de la France.

 

 

Charles-Pierre Baudelaire, Un plaisant – Le Spleen de Paris

 

 

 

 

ARTWORK_086_5_1

 

CLICK UP ! 「 Dibujo preparatorio del capricho nª 37. 」
Francisco Jose de Goya y Lucientes ( between 1797 and 1799 )
drawing
From Wikimedia Commons, the free media repository.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Francisco Jose de Goya y Lucientes Dibujo preparatorio Capricho 37.

 

 

 

 

ARTWORK_086_5_002

 

CLICK UP ! 「 Asta su abuelo (Serie Caprichos). Siglo XIX. 」
Francisco Jose de Goya y Lucientes 
36,2 x 26,3 cm, plancha: 21,5 x 15 cm, aguafuerte sobre papel. Inv. 1174.
From Wikimedia Commons, the free media repository.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Asta_su_abuelo_(Serie_Caprichos)

Source:This file, part of the Collection of the Fine Arts Museum, was provided to Wikimedia Commons thanks to an agreement between the Museo Nacional de Bellas Artes’ and Wikimedia Argentina.

 

 

 

 

ARTWORK_086_5_2

 

CLICK UP ! 「 Los Caprichos, preparatory drawing, plate No. 39 」
Francisco Jose de Goya y Lucientes 
Source : Museo del Prado
From Wikimedia Commons, the free media repository.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Prado Los Caprichos preparatory drawing No. 39.

 

 

 

 

ARTWORK_086_5_3

 

CLICK UP ! 「 Dibujo 2 preparatorio del capricho nª 39. 」
Francisco Jose de Goya y Lucientes ( between 1797 and 1799 )
drawing
From Wikimedia Commons, the free media repository.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Francisco Jose de Goya y Lucientes Dibujo preparatorio 2 Capricho 39.  

 

 

 

 

Picture, Drawing & Photo, Text ; Image Credit With Copyright.

 

 

 

 

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